Écouter comme forme de connexion
Le son joue lui aussi un rôle important dans cette transmission.
Le son n’existe que lorsqu’il circule et qu’il est entendu. Il voyage entre les corps et à travers les distances, et peut créer des communautés éphémères. Le carillon de l’Abbaye de Parc remplit ce rôle depuis des siècles : ses sonorités rythmaient les moments de prière, de fête, de deuil et de rencontre, tout en reliant l’abbaye à son environnement.
Dans l’exposition, la voix, la musique et les vibrations deviennent à leur tour des moyens de créer des relations.
- Chez Carlos Casas, l’écoute devient un exercice écologique. Bestiary (2024) — présenté pour la première fois à la Biennale de Venise — réunit des images en mouvement et des enregistrements spatiaux de chauves-souris, d’abeilles, de dauphins, d’ânes et d’éléphants, entre autres. L’être humain n’y est plus considéré comme le centre du monde.
- Chez l’artiste salvadorien-américain Guadalupe Maravilla, le son occupe également une place centrale. La alegría del fuego (2023) associe sculpture, rituel et résonance. Ses « machines de guérison » utilisent les vibrations pour créer des expériences corporelles et collectives autour de la migration, du traumatisme et de la guérison.
- Chez Eunjo Lee, le son devient partie intégrante d’un paysage virtuel. The Hesapia Trilogy (2024–2025) utilise la technologie 3D et des moteurs de jeu pour créer des mondes numériques où se mêlent mythologie, incertitude écologique et visions du futur.